Gants en cuir : agneau, chèvre ou pécari ?
L'équipe
Le gant en cuir est le produit phare de toute la catégorie. C'est aussi celui où l'écart de qualité est le moins visible sur une photo : deux gants noirs peuvent se ressembler trait pour trait et n'avoir ni le même toucher, ni la même durée de vie. La différence tient d'abord à l'animal dont vient la peau. Voici les trois grands cuirs de la ganterie, et ce qu'il faut en attendre.
L'agneau : la finesse et la souplesse
Le cuir d'agneau est le cuir haut de gamme par excellence. Sa peau est fine, serrée et très souple : le gant épouse la main comme une seconde peau, laisse les doigts parfaitement mobiles et se porte sans jamais paraître épais.
- Toucher : doux, presque soyeux, grain très fin et régulier.
- Allure : élégante, idéale pour la ville et les tenues habillées.
- Résistance : moyenne. Le cuir fin marque plus vite aux frottements répétés, sur un volant ou une anse de sac.
- Pour qui : un usage quotidien en ville, une recherche d'élégance, des mains qui veulent garder de la précision.
La chèvre : la résistance au quotidien
Le cuir de chèvre est plus épais et plus nerveux que l'agneau. Il résiste mieux à l'abrasion, à l'humidité et aux accrocs, tout en restant souple une fois formé à la main. Il est généralement moins cher à qualité de finition égale.
- Toucher : plus ferme au départ, grain un peu plus marqué.
- Allure : classique, un peu moins raffinée que l'agneau à l'œil exercé.
- Résistance : bonne, c'est un cuir qui encaisse un usage intensif.
- Pour qui : un gant porté tous les jours, dans les transports, au volant ou à vélo ; c'est aussi le cuir de beaucoup de gants de travail en cuir.
Le pécari : le plus robuste et le plus rare
Le pécari est un cousin sauvage du porc, originaire d'Amérique du Sud. Son cuir se reconnaît immédiatement aux petits groupes de trois pores visibles à la surface. Il est à la fois très souple et remarquablement résistant, et il s'assouplit encore avec les années.
- Toucher : souple et dense, grain très caractéristique.
- Allure : sportive et chic, typique de la ganterie de luxe masculine.
- Résistance : la meilleure des trois.
- Pour qui : un investissement durable ; c'est un cuir rare, donc cher, et peu courant dans les gammes classiques.
Et le daim, le nubuck, la vachette ?
Le daim et le nubuck ne sont pas des animaux mais des finitions : la peau est poncée pour obtenir un toucher velouté. Très doux et très élégants, ils craignent davantage l'eau et les taches. Voir les gants en daim femme et les gants en daim homme.
La vachette est épaisse et rigide. Elle convient aux gants de travail et de moto, beaucoup moins aux gants de ville, où elle manque de souplesse.
Comment reconnaître un bon gant en cuir
- La souplesse à la main : un bon cuir se plie sans marquer de cassure nette.
- Les coutures : régulières, serrées, sans fil qui dépasse. Le nombre de points au centimètre est un marqueur de fabrication soignée.
- La coupe du pouce : un pouce rapporté, cousu séparément, suit mieux le mouvement qu'un pouce taillé d'une pièce.
- L'intérieur : la doublure doit être cousue proprement et ne pas tourner quand on retire le gant.
La taille : le cuir ne pardonne pas
Quel que soit l'animal, le cuir ne s'étire que dans un sens, en largeur, et très peu. Un gant en cuir trop serré gêne la flexion et craque aux coutures ; un gant trop grand plisse et perd sa tenue. Entre deux tailles, prenez celle du dessus. La méthode de mesure est détaillée dans comment mesurer sa main.
Le cuir ne fait pas la chaleur
Dernier point, et non des moindres : un gant en cuir, quel qu'il soit, coupe le vent mais ne tient pas chaud à lui seul. La chaleur vient de la doublure. Avant de choisir votre cuir pour l'hiver, lisez notre article sur la doublure.
Entretenir un gant en cuir
- Laissez-le sécher à l'air libre, loin d'un radiateur : la chaleur directe durcit et craquelle le cuir.
- Nourrissez-le une à deux fois par saison avec une crème pour cuir fin.
- Un gant mouillé se remet en forme en l'enfilant encore légèrement humide.
- Rangez-le à plat, jamais roulé en boule dans une poche.
Coutures et finitions : ce qui distingue une bonne ganterie
À cuir égal, la qualité se joue dans l'assemblage. La couture anglaise, rentrée à l'intérieur, donne un gant lisse et discret. La couture piquée, visible à l'extérieur, marque le dessin des doigts et se trouve sur les gants de ville classiques. La couture sellier, plus épaisse, signe les gants de caractère et les modèles de conduite. Aucune n'est meilleure dans l'absolu : ce qui compte, c'est la régularité des points et l'absence de fil qui dépasse.
Regardez aussi les fourchettes, ces bandes étroites cousues entre les doigts : elles donnent de l'épaisseur au doigt et le laissent plier sans tirer sur le dos de la main. Un gant sans fourchettes est plus plat et moins confortable à la flexion.
En résumé
L'agneau pour l'élégance et la précision, la chèvre pour l'usage quotidien et la résistance, le pécari pour une paire qui durera très longtemps. Dans tous les cas, choisissez la taille avec soin et vérifiez la doublure si le gant doit servir en hiver. Tous nos modèles sont réunis dans les gants en cuir femme, les gants en cuir homme et les mitaines en cuir.